Séminaire TAC en yourtes mongoles : rapport d’étonnement d’un nouveau…

seminaire-yourth2De Paris à Oulan-Bator, le TAC se paie un séminaire en yourtes mongoles.

L’histoire :
Ça y est ! C’est fini ! Les organisateurs poussent un long soupir de soulagement ! 48h de séminaire à courir dans tous les sens viennent de se terminer. Le week-end pointe son nez, le temps du repos semble venu. Quoi que…
Mais faisons un petit retour en arrière.

Comme tous les ans, Théâtre à la Carte (TAC) est parti en séminaire fin août pour lancer sa nouvelle saison. Ce moment rare est l’occasion pour permanents et intermittents d’échanger sur nos axes stratégiques, mais également de partager un moment convivial entre deux populations qui travaillent ensemble mais n’ont que peu de moments de vrais partages.

Cette année, 3 nouveaux collaborateurs TAC se sont portés volontaires pour organiser le séminaire. Yolande Cartier, Thomas Ramalingam et moi-même avions une idée en tête : faire de l’innovation le « leitmotiv » de ce séminaire. Ce sera le cas. Mais ce sera également l’occasion de quelques étonnements dont vous allez être témoin.

Tout commence plutôt bien. Nous trouvons rapidement un lieu atypique. 19 yourtes en Seine-et-Marne, à 45 minutes de Paris, dans un cadre champêtre. Le lieu est libre les 28 et 29 août, comme espéré, les cars sont réservés et nous avons déjà commencé à travailler sur les différentes activités et réunions de travail qui auront lieu. Le séminaire semble débuter sous de bons auspices.
Mais tout cela, c’était avant le drame !

2 semaines avant le début du séminaire, flashback !
Driiiiiiiiinggggggg
« - Allo ?
- Monsieur Drouin ?
- Lui-même !
- Monsieur, je viens de me rendre compte d’un petit souci concernant votre séminaire. Nous avions malheureusement oublié, qu’à la même date que vous, nous recevons un mariage ! Ils ont réservé depuis deux ans… Vous devrez donc partager les lieux avec eux. Cela ne vous dérange pas, n’est ce pas ? »

Rapport d’étonnement pour un nouveau :
- Comment peut-on oublier un mariage de 90 personnes ?
- Un séminaire, ça a quand même l’air d’être chiant à organiser !
- Pourquoi mon interlocuteur vient-il d’une autre planète ?
- Tu me prends pour un pigeon ?!

Bon, nous râlons pour la forme, obtenons une ristourne substantielle et prions pour que cela soit le seul petit couac… Prière vaine, puisqu’une semaine après, nous apprenons que l’un des prestataires auquel nous avions fait appel pour une animation avait finalement décidé de partir en congé à cette date !

Rapport d’étonnement pour un nouveau :
- C’est pas grave, il fait beau aujourd’hui.
- Je vais peut-être prendre une semaine de vacances en plus…

Mais, je jour J arrive enfin. Tout le monde est à l’heure, nous partons. L’accueil est bon, la plénière en place, les yourtes très agréables, les réunions de travail sont d’excellente qualité, de nombreuses propositions sont faites pour l’année à venir, le beau temps est au rendez-vous, tout va bien se passer. Et tout se passe bien. Tout ? Vraiment ? Humm !
Alors que la rooming list était validée depuis plusieurs semaines, un petit grain de sable vient enrayer la machine. Rien de grave. Non, je vous assure, trois fois rien. La direction du lieu a simplement attribué des yourtes à notre groupe, ainsi qu’au mariage présent le soir-même… Si les rencontres forment la jeunesse, elles déforment les humeurs des participants qui commencent à sérieusement s’énerver.

Rapport d’étonnement pour un nouveau :
- Étrange cette remarque qu’on m’a faite ce matin : « Quoi, moi dans une yourte ? Ah non, c’est pas mon délire ». Désolé, le Ritz était complet à cette date.

Ouf, problème résolu, il restait des yourtes non attribuées, notamment celle à côté de la fosse septique du lieu, un bonheur en été !
Les organisateurs partent donc préparer l’activité de cohésion du lendemain matin, une course d’orientation dans la campagne environnante. 4h de préparation, retour pour lancer la soirée et notamment « les scènes ouvertes », qui on été l’occasion pour nos artistes de nous faire partager des formes d’expression que nous n’avons que rarement l’occasion de les voir interpréter. Entre chants traditionnels italiens, interprétation du Petit Nicolas, cours de maquillage déjanté et requiem pour un métro plus sain en chanson, nous sommes successivement passés du rire aux larmes, tant les émotions étaient fortes. L’état de grâce a notamment été atteint lorsque nous avons pu assister à une improvisation de danse contemporaine. La grâce, l’émotion, la beauté dans son acception la plus pure. Ce moment restera unique. Un moment que seuls les artistes peuvent vous faire partager.

Rapport d’étonnement pour un nouveau :
- C’est là qu’on comprend pourquoi le TAC est si spécial. Et ça fait plaisir !
- Heu… Excusez-moi, il fait quoi à poil le musicien ? Pardon ? C’est normal ? Ah ! J’ai rien dit alors ! Faites attention, quand même, il fait froid !

La soirée s’est poursuivie jusqu’au petit matin. Après un rapide petit déjeuner, tout le monde est parti en course d’orientation. Nous avons tiré un enseignement de cette activité. Au Tac, le sens de l’orientation est un produit de luxe ! Nous avons passé un très bon moment à sauver nos collègues et amis des dangers de la campagne française, pour les ramener sains et saufs devant le barbecue qui avait été préparé à notre attention.

Dernière ligne droite avec les deux derniers ateliers de travail, encore une fois d’excellente qualité. Une courte séance plénière pour conclure ce séminaire très riche et nous reprenons le bus qui doit nous ramener à Montrouge.
Tiens, mais où est le bus ?
« Oui madame ? Dans 5 minutes ? Très bien, nous attendons. »
Les 5 minutes les plus longues de notre vie. Si longues qu’elles ont duré 1h35…

Bref, nous avons organisé le séminaire du TAC. Et c’était très sympa !

 

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